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100 ans d'aviation en Suisse ; l'héritage de France. 05/25/2010

 

100 ans de meetings aériens en Suisse, et en France ...

Les premiers meetings du monde helvétique vus par un photographe ;

Le premier article de cette chronique www.sky-lens.com/articles-shows-aeriens.php traitait du meeting de Reims en 1909.

Les événements du centenaire de l'aéronautique en Suisse www.sky-lens.com/articles-shows-aeriens.php ne sont pas exclusivement consacrés à l'évolution des aéroplanes depuis le début du XXe Siècle dans ce pays. Mais ce sont bien les premiers meetings aériens du monde helvétique qui sont largement mis en avant par ces festivités. Dès le mois d'Août 1909, un meeting de huit jours a réuni 21 participants à Viry en France, car là se trouvait un aérodrome mis à disposition de la ville de Genève. Edmond Audemars s'y est rendu populaire, lui qui allait être le premier Suisse à recevoir un brevet de pilote (brevet numéro 7 décroché en France, à Issy-Les-Moulineaux le 1er Juin 1910).
En 1910, de très nombreux événements ont suscité les passions du public en Suisse, comme ailleurs : en France, en Belgique ou au Royaume-Uni. Des meetings aériens sont organisés à Thoune, Berne, Lucerne, Broc, Genève et Neuchâtel. En 1910, un nouvel aérodrome est inauguré à Dübendorf, et plusieurs dizaines de milliers de personnes vont s'y amasser durant 6 jours de meetings aériens, du 20 au 25 octobre. Mais pourquoi y a-t-il eu autant de meetings et de grands pilotes dans un pays aussi petit que la Suisse en 1910 ?
Il faut partir du principe que ce sont les vedettes du ciel qui ont inventé leurs meetings aériens, et pas des firmes de brevages pétillants ou de gros industriels en aéronautique, sans lesquels de nos jours, rien ne semble être possible... Avant 1914, la plupart des aviateurs suisses ont décrochés leurs brevets à l'étranger. De très nombreux genevois ont suivi les cours donnés dans les écoles d'aviation de Louis Blériot : ils volaient à Pau en hiver, mais à Issy-Les-Moulineaux ou à Buc, à la belle saison. On a peut-être trop oublié cette synergie qui fut forte et réciproque entre les aéronautes français et leurs cousins suisses. Dès 1910, ils furent nombreux à recevoir leur brevet dans les écoles étrangères, et ils ont vite imaginé une bonne manière de gagner leur vie : impressionner les gens avec ces toutes nouvelles machines volantes qu'ils n'avaient jamais vu dans leur enfance. Un aéroplane prenant son envol suscitait le suspens pour les visiteurs, toujours très heureux de payer un ticket pour observer un pilote leur semblant plus qu'audacieux.

 

 

Le 21 Septembre 1913, Adolphe Pégoud - moniteur chez Blériot à l'Aéroparc de Buc - réussit à " boucler " la première boucle (ou premier looping...) de l'histoire de l'aviation francophone sur Blériot XI (le russe Nesteroff ayant probablement été le premier au monde à réussir un looping, mais en le réalisant au départ en piqué). Dans les mois qui sont suivi cette grande première, deux autres instructeurs de Buc, Perreyon et le suisse John Domenjoz - de Genève - se sont associés à Pégoud pour réaliser des loopings devant des dizaines de milliers de personnes ébahies. Aujourd'hui, il ne reste rien de ce terrain d'aviation, mais à l'époque, les foules se bousculaient pour assister à ce que les industriels concurrents appelaient avec condescendance " le cirque de Blériot " . De nos jours, il est difficile de s'imaginer ce que représentaient les premiers aviateurs pour les foules qui assistaient avec passion à ces premiers spectacles aériens, surtout sur un terrain d'aviation qui a disparu. Il y a un Siècle, l'aviation était prise avec beaucoup de sérieux ; on allait au meeting comme on va à l'Opéra, en s'habillant comme il faut.., et avec de belles toilettes. La mode de la photographie trouvait son écho dans les choses du ciel, et il était de bon ton de faire des images dans ces exhibitions aériennes, en posant son trépied de bois verni. Comme les temps de pose sur plaques de négatif n'étaient pas assez rapides pour que l'amateur sache faire un minimum d'images nettes, des professionnels tiraient à l'avance le portrait des aviateurs, ou préparaient des tirages des précédents événements, pour les vendre sur place aux visiteurs.
C'est en 1913, au cours d'un spectacle à l'Aéroparc de Buc, que Pégoud, Perreyon et Domenjoz ont été les premiers à évoluer en formation à trois Blériot : c'était l'une des premières patrouilles acrobatiques de l'histoire, une patrouille franco-suisse, pourrions-nous dire de nos jours... Très vite l'exécution de loopings a produit ses émules ; il semble qu'Edmond Audemars fut le quatrième pilote d'Europe à réussir ce looping, lui qui fut si souvent photographié par Jacques-Henri Lartigue dans ses prestations publiques.

 

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